[Critique] Gamba

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Adapté du livre pour enfant nommé Bōkensha-tachi Gamba to 15-Hiki no Nakama, Gamba est la nouvelle production du studio Shirogumi Inc., qui avait précédemment adapté Stand by me Doraemon, réalisée par Tomohiro Kawamura, Yoshihiro Komori et Yoichi Ogawa. C’est une oeuvre très populaire au Japon, puisqu’elle a été adaptée deux fois en long-métrage et aussi en série animée.

Affiche du film Gamba.

Pays : Japon
Année de production : 2015
Durée : 1H32

Gamba, rat de ville courageux, part à l’aventure pour découvrir l’océan. En chemin, il rencontre une jeune souris perturbée, Chuta, qui lui raconte que sa famille et d’autres souris d’une île voisine ont été tuées par un clan de belettes, mené par le terrifiant Noroi. Gamba promet de sauver l’île, sa famille et les autres souris, et s’allie à ses amis pour vaincre le maléfique Noroi et son clan.

Un engouement compréhensible tant l’histoire, destinée au jeune public, de cette bande de rats possède des qualités pour faire de Gamba un bon film. On y suit donc Gamba, un jeune rat des villes intrépide qui souhaite découvrir le monde et se retrouve embarqué dans une aventure, accompagné de rat des mers, pour sauver une île décimée par un gang de furets.

Véritable quête initiatique pour notre héros, qui devra mûrir et montrer force et courage. Le tout est amené simplement mais sans jamais tomber dans une trop grosse facilité. Il y en a, certes, mais ce genre de sujet est tellement abordé dans les films labellisés jeunesse, qu’il est important de le souligner.

L’histoire est dynamique, avec peu de temps mort, offrant ainsi un rythme des plus sympathiques. Que ce soit l’introduction des nouveaux personnages, parfois trop caricaturaux, ou encore les événements permettant de faire avancer l’histoire, le tout s’enchaîne bien et le spectateur n’a guère le temps de s’ennuyer. Même les scènes de discussions, expliquant certains contextes, comme celui de la rivalité entre les rats et les furets, s’avèrent être fort intéressantes.

Côté humour, là aussi car il y en a une bonne quantité, j’ai trouvé tout cela bien dosé. Ce que je reproche à un Sheep and Wolves, présenté aussi au festival, ne se retrouve pas ici. Les réalisateurs ont su utiliser cet aspect de leur métrage avec habileté, en ne mélangeant pas le dramatique et le comique. Ainsi, une belle scène d’émotion comme la mort d’un personnage ne sera pas gâché par un gag aux tendances fécales. Mieux encore, les personnages destinés à faire rire auront leur moment d’intensité, comme les autres.

Ajoutez à cela un aspect visuel de bonne facture, avec certaines scènes si époustouflantes d’animation et des décors très riches en personnages et en détails, qu’on en oublierait presque qu’ils ont délibérément sacrifié les fourrures pour faire des économies.

Malheureusement, le métrage possède quelques gros défauts qui ternissent une copie des plus correctes. Je reviens sur l’humour par exemple, car il faut bien avouer qu’il arrive souvent que ça ne vole pas vraiment haut, comme avec le meilleur ami de Gamba régulièrement insupportable en plus de jouer sur la corde du “Fat Shaming”.

Mais ce n’est rien à côté de ce que je vais finir par appeler l’Effet Chevalier du Cancer dans certains films d’animation, où un méchant badass se ridiculise tout seul, perdant ainsi toute crédibilité. Je ne vous gâcherais pas la surprise, mais sachez que la salle entière a explosé de rire, au grand désespoir de l’aspect dramatique des enjeux.

Gamba est un film d’aventure pour enfant qui possède tout ce qu’il faut pour nous faire passer un bon moment. Une flopée de personnages, de bons rebondissements et un rythme qui exclue l’ennui. Dommage cependant que certaines scènes viennent ternir le métrage, le ridiculisant même par moment.

l'auteur

David

On dit souvent que les loutres, c'est cool. Et bien on a raison et même plus encore. David en est justement une, de celles qui aiment manger des kg de films d'animation et en parler par ici. On dit aussi qu'il le fait parce qu'il aime les coups de fouet d'Anthony, mais chut !

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