[Critique] White snake.

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White Snake est le premier long-métrage d’animation du réalisateur chinois Amp Wong. Il est basé sur la Légende du serpent blanc, qui est l’une des plus populaire en Chine, dans laquelle un esprit-serpent blanc se transforme en femme et tombe amoureux d’un homme. Ce récit a été relaté par écrit pour la première fois au cours du XVIIe siècle et a déjà été adapté sous différentes formes, notamment en film d’animation en 1958 !

Amp Wong et Zhao Ji, réalisateurs.

Pays : Chine
Année de production : 2018
Durée : 1H38
Une jeune femme nommée Blanca a été sauvée par un chasseur de serpents, Xuan. Mais elle a perdu la mémoire et elle est loin d’être hors de danger. Ensemble, ils partent à la recherche d’indices sur son identité. Tout au long du chemin, ils font face à de dangereux obstacles et développent progressivement des sentiments l’un pour l’autre. Alors qu’ils sont tout près de découvrir qui elle est vraiment, une catastrophe se profile.

Dans ce film d’animation, nous suivons donc l’histoire de ce Serpent Blanc qui semble mener une vie d’assassin, jusqu’au jour où il est défait et se retrouve propulsé dans un fleuve et perd la mémoire de sa vie récente. Sous l’apparence d’une jeune femme prénommée Blanca, cet esprit est retrouvé sur la rive par Xuan, qui est issu d’un village… de chasseurs de serpents ! Ensemble ils vont effectuer un voyage pour aider Blanca à retrouver sa mémoire, retrouver qui elle est réellement et échapper à la horde envoyée à ses trousses par un méchant démon…. qui a besoin de serpents pour augmenter sa puissance.

Si ce film peut paraître un peu léger scénaristiquement, comme il m’est arrivé de l’entendre dans les allées du festival, je trouve qu’il apporte un peu de fraîcheur à l’animation mondiale. La Chine nous apporte des légendes de leur civilisation, comme peut le faire le Japon dans la plupart de ses animés. On se retrouve donc mêlés à une histoire que l’on ne connaît pas forcément, le tout agrémenté par un design caractéristique mais toutefois fortement agréable à regarder, d’autant plus que le design agrémente à merveille certaines scènes dans des paysages reculées de la Chine de l’époque.

Au final, on en vient à oublier les quelques petits manquements scénaristiques pour se laisser transporter dans ces lieux magnifiques par moment. On apprécie également le ton humoristique qui est appliqué avec parcimonie, ainsi que le côté un peu dramatique de certains passages du film, qui prouve qu’il n’est pas nécessaire de faire tout le temps du Happy Ending pour plaire au public.

Pour celles et ceux qui s’étonneraient du scénario pas assez étoffé, sachez que ce film ouvre une trilogie qui est donc encore en écriture et en production. Nous avons donc la justification d’un scénario quelque peu étiré ! Espérons maintenant que cela suffise pour combler 3 films entiers…

l'auteur

Davy

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