[WIP] Avec “Dragons 3 : Le monde caché”, les héros de Dean DeBlois s’envolent une dernière fois !

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DreamWorks animation était de retour en force avec les premières images de Dragons 3 : le monde caché, présentées par Dean DeBlois lui-même le jeudi du festival, au sein d’une grande salle de Bonlieu pleine à craquer d’un public impatient de voir ce que le film, attendu depuis 2014, réserve comme surprise.  

Surprenant le public, l’actuel président de DreamWorks animation, Chris DeFaria, est venu dire quelques mots et présenter l’équipe derrière cet ultime épisode, amenant derrière lui Bonnie Arnold qui produit le film avec Brad Lewis (Cigognes & Cie) et enfin Dean DeBlois.

Lorsqu’on m’a demandé des idées pour une suite au premier film, c’était particulier car je n’aime pas les suites, elles sont souvent des redites de l’original, sans imagination. En y réfléchissant, j’ai proposé non pas une suite mais deux, pour former une trilogie pour composer un arc en trois parties qui signifie le passage à l’âge adulte pour Harold. J’adore les livres de Cressida Cowell, et il se trouvait que lorsque j’ai écrit ce troisième et dernier film, elle-même écrivait son dernier tome de cette saga sur laquelle ma trilogie est basée. Nous avons donc pu échanger sur ces thématiques similaires mais traitées différemment selon nos médiums respectifs.

Je suis très fier de ces films. Je me sens très chanceux d’avoir eu l’opportunité de faire partie d’une trilogie qui a pu maintenir son intégrité. Ce fut incroyable de passer tant de temps avec ces personnages.

(de gauche à droite) Marcel Jean et le récent président de DreamWorks Animation Chris DeFaria ont introduit sur scène Bonnie Arnold, Brad Lewis et Dean DeBlois.

Devenir un dragon

DeBlois, comme il l’avait fait en 2013, a commencé par souligner l’évolution de son personnage principal, Harold :

Entre le premier et le deuxième film, il avait peu à peu pris l’apparence d‘un genre de motard. Avec Le monde caché et sa thématique plus guerrière ayant lieu quatre ans plus tard, Harold a désormais 21 ans et porte une armure faite d’écailles tombées du dos de Krokmou. Le jeune chef n’a jamais autant ressemblé à un dragon que dans ce film. Il a également perfectionné ses ailes pour planer plus efficacement, et ces nouvelles tenues ont été étendues à toute l’équipe des jeunes cavaliers de Beurk, depuis Astrid jusqu’à Varek.

Peinture de l’artiste Raide (https://raidesart.tumblr.com/) de l’extrait “Mission de sauvetage” où l’on a pu découvrir Astrid, Harold et leurs amis en armure.

Le réalisateur a présenté les personnages dans leurs nouvelles tenues et des cycles de marche, ainsi que la nouvelle apparence d’Eret, désormais intégré au village de Berk, et celle de Valka, qui a pris le rôle de guide pour cette équipée ayant encore beaucoup à apprendre sur les dragons. Le chef animateur Simon Otto a d’ailleurs prêté main forte au réalisateur pour nommer les différents artistes à l’origine de ce qui nous a été montré.

De nouveaux dragons font également leur apparition comme le Hob Gobbler, un petit dragon tout rond aux yeux de chèvre, gros comme une balle de volley qui ressemble à un croisement entre “le crapaud buffle et le bouledogue français”. Malgré son apparence innocente, l’animal posséderait selon DeBlois quelques secrets, contrairement au Crimson Goregutter, un vieux dragon grincheux très protecteur de ses cadets.

Au début de Dragons 3…

Cette histoire est l’ultime rite de passage, ce que les deux premiers films ont amené jusqu’ici au niveau thématique : Harold doit prendre des décisions seul. Il est le chef de Beurk, son compagnon de toujours, Krokmou, est appelé par le côté sauvage des dragons, représenté par une Furie Diurne qui déteste les humains. Harold doit donc voir au-delà de cette amitié car il n’est pas qu’une moitié d’un tout, il a évolué de son côté, même si c’est le sujet de son insécurité : est-il digne de tout ça, n’est-il pas qu’un cavalier dont la monture est bien plus forte que lui ?

Sans parler des attentes de la très compétente et courageuse Astrid, qui le soutient dans ses décisions mais qui n’attendra pas éternellement notre héros qui se sent incomplet et illégitime sans son plus proche ami. De son côté, Krokmou découvre les turpitudes de la parade amoureuse avec la Furie Diurne, le dragon devant se débrouiller avec comme seul modèle… Harold.

Mais le pire est à venir car Beurk, devenue une cité où humains et dragons se côtoient sans accroc, est au bord de l’explosion : la surpopulation guette, et la victoire de Krokmou contre Drago Poing-Sanglant et son Alpha s’est répandue dans le monde des hommes. Ce haut fait  force les seigneurs de guerre restant à s’allier et à demander à Grimmel (interprété par Frank Murray Abraham), un chasseur hors pair ayant selon sa propre légende anéanti l’espèce des Furies Nocturnes, de s’occuper du problème.

“De grande taille et émacié, il est agile et gracieux mais aussi rusé et barbare. Et il croit dur comme fer que les dragons n’ont pas droit d’exister dans son monde, qui s’en portera mieux si ces derniers disparaissent.” Il possède également ses propres dragons, les Death Grippers, qu’il a entraîné et qui sont terriblement dangereux et possédant un dard, ressemblant à des scorpions. Il est l’opposé polaire d’Harold et montre aussi leur affrontement idéologique entre tolérance et haine totale.

Des extraits qui font saliver

Dean DeBlois a également montré quatre extraits, détaillés ci-dessous :

“Première rencontre”

Ce premier extrait est une variation de la scène de l’amitié interdite du tout premier film (où Harold et Krokmou faisaient connaissance à travers des gestes subtiles et sans dialogue), qui se déroule ici à la lumière de la lune, alors que Krokmou tente de se lier à la Furie Diurne. Harold est caché non loin de là, essayant de lui donner la confiance nécessaire pour qu’ils fassent connaissance.

“Je suis fan des séquences conduites par la musique, sans dialogue,” annonce DeBlois. “Krokmou est le dernier de son espèce et a vécu avec les humains depuis un certain temps, c’est donc la base parfaite pour une première rencontre remuante avec la Furie Diurne, qui est plus en phase avec son côté sauvage. C’est aussi le genre de séquence qu’on aime en animation car elle repose sur le pantomime. On  s’est aussi inspirés de l’histoire de Cyrano de Bergerac, et on y a insufflé beaucoup d’amour et d’affection. Harold incite Krokmou à imiter la parade de séduction qu’il a observée chez les dragons. Mais il s’agit là d’une créature sauvage d’une rare beauté, qui s’attend à ce que Krokmou sache s’y prendre, alors que lui est tout à fait novice dans ce domaine Harold, qui les observe, ne peut s’empêcher de se sentir mal à l’aise pour lui.”

À la fin, la Furie Diurne, qui découvre la présence d’Harold, s’envole alors que Krokmou, incapable de contrôler sa prothèse de gouvernail sans son ami, reste cloué au sol.

Peinture de l’artiste Raide (https://raidesart.tumblr.com/) de l’extrait “Première rencontre” où Krokmou n’est pas capable de suivre sa nouvelle compagne à cause de son gouvernail qui nécessite la présence d’Harold.

“Gouvernail automatique”

Suite assez proche du clip précédent, cette séquence évoque le court-métrage “Le Cadeau du Furie Nocturne”, où Harold construisait une prothèse de gouvernail qui permettait à Krokmou de voler seul. À l’époque, le dragon avait refusé la prothèse, préférant voler en binôme avec son ami, mais avec la Furie Diurne qui ne se laisse approcher par aucun humain, Harold ressort l’idée du tiroir et installe le harnais sur un Krokmou aussi impatient qu’un chien qui attend sa promenade.

Le dragon s’élance et regarde tout de même vers son ami, qui l’encourage à prendre son envol, toutefois inquiet de laisser sa monture partir de son côté. “Harold a clairement des sentiments mitigés à ce moment-là.” raconte Dean DeBlois.

Peinture de l’artiste Raide (https://raidesart.tumblr.com/) de l’extrait “Gouvernail automatique” où Krokmou, désormais équipé, jette un dernier coup d’œil à Harold avant de s’envoler seul vers son destin.

“Mission de sauvetage”

Dans cette séquence destinée à ouvrir le long-métrage, la bande d’Harold est de retour pour une mission de sauvetage pas très concluante, supervisée par Valka mais tournant vite au vinaigre, la discrétion de départ laissant place à une confrontation rangée avec des gardes qui ont emprisonnés des dragons. Valka finit par intervenir pour sauver la mise aux jeunes gens et le groupe repart avec de nouveaux dragons à ramener à Beurk. “Nous voulions ouvrir le film avec un peu de mystère et quelque chose de fun qui permette de poser les enjeux dans ce monde et de réintroduire les personnages au public.” explique DeBlois.

Contrairement au deux séquences précédentes, celle-ci montre des plans beaucoup plus longs, aux chorégraphies léchées ou interagissent les héros avec de nombreux dragons qui émergent d’une épaisse brume. Bien que non finalisée, la séquence était très impressionnante !

“Beurk surpeuplée”

Comme son titre l’indique, cette séquence nous ramène à Beurk, noyée sous les dragons. Il y en a partout, et les maisons des habitants ont poussé en hauteur afin d’accueillir de nombreux nichoirs pour les reptiles. Cette séquence permet aussi de mettre en avant l’un des problèmes du film : “Bien que le rêve d’Harold se soit réalisé et que son utopie de voir dragons et humains cohabiter existe, il est dans le déni quant au fait que l’île a atteint ses limites de population. Pour continuer à avancer, ils ont besoin d’un vrai plan. Les habitants originaux, ces pauvres moutons, ont eux aussi souffert de ce nouvel équilibre et sont même en voie de disparition !

Geulfor tente de persuader Harold de trouver une solution au problème, et là aussi on retrouve d’élégants plans-séquences remplis de personnages déjà connus du village de Beurk et de nombreux dragons qui se promènent çà et là : jamais je n’avais vu un plan aussi encombré de créatures !

Après sa présentation, Dean DeBlois a invité sur scène les membres de son équipe présents dans la salle pour assister comme le public à cette toute première présentation. Vu ce qui a été montré et les intentions affichées, il me tarde de découvrir le film terminé en salles.

Dragons 3 : le monde caché sort en France le 6 février 2019.

Tous mes remerciements à l’artiste Raide, présent lors de l’événement et qui a autorisé l’utilisation de certaines de ses peintures pour habiller ce compte-rendu !

l'auteur

Nicolas

Éditorialiste et contributeur occasionnel. Amateur de toutes formes d'animations. Adore fureter sur l'internet avec sa lampe frontale pour dénicher des raretés animées. Écrit ses autres lubies et obsessions pop-culturelles sur Grawr.fr.

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